Association Nationale de Formation pour l’Elevage et l’Insémination Animale - Préparer les générations futures
Portrait d'une ostéopathe

Biologie, biomécanique, neurophysiologie, myologie

Portrait : Natacha Berthon, ostéopathe bovin

Natacha Berthon, ostéopathe bovin

Natacha Berthon, ostéopathe animale reconnue est aussi la Directrice adjointe de l’ESAO de Lisieux où elle enseigne et y anime dans le cadre du partenariat souscrit avec Origenplus des cours sur l’ostéopathie en suivi de reproduction chez les bovins. Elle est également intervenue lors du premier congrès international d’ostéopathie animale en 2012.

« J’ai fait ce choix de l’ostéopathie après avoir découvert l’école de Brighton alors que j’étais étudiante en biologie. A l’époque régnait encore une certaine frilosité à l’égard de cette discipline. J’ai pris le risque et aujourd’hui je ne le regrette pas ! » Praticienne de terrain agréée par la Fédération européenne des ostéopathes pour animaux (FEOA), Natacha Berthon a acquis sa réputation dans sa région d’origine, en Rhône-Alpes et en  Suisse. Mais l’aventure professionnelle de cette ostéopathe chevronnée est intimement liée à l’European school of animal osteopathy (ESAO) fondée en Angleterre en 1993 et en France en 2012. Formée sur le site britannique, au début des années 2000, cette Lyonnaise n’a depuis jamais rompu le lien avec son institut d’origine dont elle co-dirige l’implantation normande de Lisieux (Calvados) et celle de Brighton en Angleterre, toutes deux mises sur pied par Jean-Yves Girard, éleveur et cavalier normand précurseur dans l’adaptation aux chevaux des principes de l’ostéopathie. Natacha Berthon enseigne et anime au sein de l’ESAO le partenariat souscrit avec Origenplus sur l’ostéopathie en suivi de reproduction chez les bovins.

Impliquée dans les instances de représentation de la profession, la jeune femme est intervenue lors du premier congrès international d’ostéopathie animale, à Rome, en 2012. « C’est aujourd’hui une profession en plein essor », constate-t-elle. Une profession qui ne s’improvise pas et qui, à Lisieux, fait l’objet d’un diplôme obtenu au terme de cinq années d'études, après soutenance de mémoire. Les formateurs sont ostéopathes, vétérinaires, biologistes…

La profession est certes reconnue depuis 2011, mais les décrets concernant le référentiel des formations sont encore à paraître. Les éleveurs doivent donc être vigilants quant au sérieux des professionnels qu’ils feront intervenir.

Qu’on se rassure, cependant, l’ostéopathe n’a pas partie liée avec l’hypothèse cartésienne des animaux machines et s’inscrit plutôt dans une approche faite de douceur et d’écoute. « On ne travaille pas en force. Ce n’est pas du « cracking » ! On peut parfois utiliser la force de l’animal pour obtenir des déséquilibres, mais guère plus. La subtilité est d’agir avec de la tension, de l’attention et de l’intention », précise Natacha Berthon. Par son geste, l’ostéopathe cherche à agir sur des dysfonctions tissulaires, viscérales, articulaires, etc… afin de redonner du mouvement et de l’efficience.

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